Dur, dur d'être Français ...
Publié le 16 Janvier 2013
350 000 manifestants pour les autorités, 1 Million pour les organisateurs...
Peu importe le chiffre, la manifestation de Dimanche dernier contre le «mariage pour tous» a rassemblé un nombre très importants de personnes, de tous âges et de toutes classes sociales.
C'est d'autant plus étrange car, que l'on soit ou non contre cette loi (là n'est pas le propos), on peut sans peine s'accorder à dire que cette manifestation a pour thème un sujet, même s'il est important, aux incidences bien faibles sur la vie de la plus grande majorité d'entre nous.
Alors comment expliquer une si forte mobilisation sur un sujet si mineur?
La réponse est peut-être à chercher dans ce sentiment qu'a une grande majorité d'entre nous, que la société Française, la nation Française, toutes ces valeurs qui en garantissent l'unité et qui font que nous vivons dans un des pays du monde où les conditions sont les plus agréables, est peu à peu en train d'être détricotée, démantelée par petites touches insidieuses et que nous sommes en train de perdre tout ce qui fait nos racines, tout ce que nos aïeuls ont construit.
Le «mariage pour tous» même s'il part d'un concept fort louable d'assurer l'égalité des citoyens face à la loi, est une enième attaque, minime et symbolique il est vrai, contre les fondements de la société Française.
Mais c'est un peu la goutte d'eau qui inconsciemment fait déborder le vase.
Les pieds au dessus du vide
Car on ne peut pas nier que la notion de nation Française a été fortement attaquée depuis de nombreuses années.
Entre une Union Européenne que l'on nous impose à marche forcée, et dans laquelle on veut nous priver de toutes les spécificités qui font la force de la France, pour nous noyer dans une mélasse néo-libérale où tous les acquis seront tirés vers le bas, et la montée des communautarismes, qui dans de nombreux cas, ont bien du mal à trouver un équilibre avec les fondements judéo-chrétiens de notre société, fondements qui ont mis des siècles à se mettre progressivement en place, et que l'on ne peut balayer en quelques mois sous prétexte d'intégration, entre les deux mors d'un même étau, les Français sont tiraillés et perdent peu à peu leurs repères.
D'autant que les notions de nation, patriotisme et drapeau nous ont depuis bien longtemps été confisquées, d'une part par les deux «grands» partis UMP et PS qui ont réussi à instaurer dans les esprits que tout ce qui touchait à la nation était dans le meilleur des cas ringard, ou au pire synonyme d'extrémisme, de xénophobie, refus de l'autre et repli sur soi.
Et le Front National quant à lui, s'est engouffré dans la brèche et a profité de la bonne aubaine pour se faire le seul et unique chantre des questions touchant au concept de nation.
En cela, tous ces politiques sont à blâmer, car ils ont annihilé la possibilité même d'avoir un débat serein et équilibré, et plus grave, ont empêché que ne se mette en place une politique exempte de toute idéologie assurant à une bonne intégration de nos concitoyens d'origine étrangère.
Peu à peu, on enlève les planches du socle Républicain sous les pieds des Français, qui se retrouvent de plus en plus inquiets au dessus du vide.
C'est peut-être en partie ce sentiment qui a poussé les gens dans la rue ce Dimanche.
Honte...
Un des symboles les plus flagrants de la déliquescence de la société Française est le cas « Depardieu » et son (ou plutôt un de ses) dernier rebondissement. L'acteur Gerard lanvin qui, lorsqu'on l'interroge sur cette polémique, proclame « j'ai honte de notre pays ».
Mais Mr Lanvin, vous inversez les rôles (paradoxal pour un acteur), c'est moi, simple Français qui ai honte de vous!
J'ai honte de vous et de votre pathétique copain que vous défendez contre (ses) vents et marées. Pitoyable copain, conducteur de scooter alcoolique récidiviste, qui urine dans un avion, fricote avec les plus immondes dictateurs et vient proclamer que la Russie est une merveilleuse démocratie et la France un pays de m....
J'ai honte de tous ces artistes acteurs et chanteurs, qui n'ont plus qu'une couleur à leur drapeau, le bleu de leur carte bancaire, et qui, pendant que des milliers s'enfoncent dans la misère, n'ont pour seule lutte que la défense de la loi Hadopi, car elle protège leur petit patrimoine.
J'ai honte de tous ces sportifs, nageurs et tennismen, qui à peine ont-ils gagné leur premier million, courent se réfugier en Suisse pour le mettre à l'abri, alors qu'ils n'ont jamais contribué à la solidarité Nationale, mais ne se sont pas gêné pour profiter de nos hôpitaux et nos écoles.
J'ai honte de ces footballeurs qui, pendant l'hymne National, pensent à la dernière course de voiture qu'ils ont gagné sur leur playstation, ou à la dernière prostituée qu'ils on culbuté à la sortie d'une boite de nuit. Ces footballeurs qui ne daignent se déplacer en équipe de France uniquement parce que cela pourra aider à leur prochain transfert et monter le prix auquel ils seront revendu.
J'ai honte de ces pseudo-journalistes du microcosme Parisien, chroniqueurs (comment? « gros-niqueurs »?, non, ne soyons pas vulgaires...) détenteurs de la bien-pensance et à l'indignation de façade. Qui à peine le micro éteint, filent déjeuner (ou plus si affinités) avec le politique qu'il viennent de critiquer. Ces mêmes qui distribuent les bons et les mauvais points avec servilité face au grands, et mépris condescendant vis-à-vis des petits.
A tous ceux-là, si votre attitude n'est pas respectable, ayez au moins la décence de respecter la France, ce pays et ses institutions sans lesquels vous ne seriez rien.
Car grâce (ou plutôt à cause) à vous, il est devenu dur, dur d'être Français.
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